Qui sont-ils ?

Découvrez les visages et les parcours des 120 membres de la Convention citoyenne métropolitaine pour le climat.

Des citoyens tirés au sort : la méthode pour assurer la représentativité

les 120 citoyens lors du premier week-end de travail
les 120 citoyens lors du premier week-end de travail : © LocalFocus
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Les citoyens présents ont été tirés au sort sur une base de plus de 50 000 personnes habitant la métropole grenobloise. Ils ont accepté
de venir lors des 5 sessions et de travailler avec la métropole sur les enjeux de transition environnementale.

Ils sont représentatifs de la diversité du territoire métropolitain :
• la parité femmes/hommes est respectée.
• la répartition géographique selon le poids démographique est respectée : 43 % habitent le cœur urbain de la métropole – hors Grenoble, 37 % habitent Grenoble, 13 % le périurbain (à noter plusieurs personnes venant des quartiers populaire) et 7 % le rural/montagnard.
• la répartition par tranche d’âge est la suivante : 13 % de 15-24 ans, 10 % de 25-29 ans, 14 % de 30-44 ans, 38 % de 45-59 ans et 25 %de 60 ans et plus.
• avec une représentativité des niveaux de diplômes dans notre territoire.
• et sur les conseils du comité opérationnel, la métropole a fait attention aux points de vue diversifiés par rapport à l’urgence climatique.

 

Portrait de citoyenne : Elsa K.

Je ne pensais pas qu'une personne jeune comme moi avait une chance de participer.

Portrait Elsa K., citoyenne tirée au sort
Portrait Elsa K., citoyenne tirée au sort : © LocalFocus
Elsa K., 19 ans, tirée au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat de la métropole grenobloise

Au cœur d'une année de césure avec ses études, Elsa travaille actuellement dans une pouponnière. Son baccalauréat en poche depuis l'an dernier, elle teste cette année différents métiers pour comprendre ce qui l'intéresse vraiment. Un fil rouge semble déjà se dessiner pour son avenir professionnel : le domaine de la santé et du soin.

Lorsqu'elle a été appelée mi-janvier lors du tirage au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat, elle a d'abord été « très surprise », puis « curieuse de savoir ce que c'était ». « Pour moi, c'est un évènement important, avec des personnes haut placées, et je ne pensais pas qu'une personne jeune comme moi avait une chance de participer », confie-t-elle. « Le climat, je ne m'y connais pas vraiment, mais ça me touche, car on voit bien les dégâts, les températures importantes l'été, etc. »

Beaucoup de diversité

Ses espoirs sont clairs par rapport à cette aventure collective : acquérir des connaissances et sensibiliser toutes les générations, y compris les plus anciennes « qui nous ont laissé ce travail ». Suite au premier week-end de session, les 5 et 6 mars derniers, elle témoigne : « Au début, je n'étais pas très motivée. J'ai parfois du mal à me mélanger aux gens, mais il y a beaucoup de diversité, cela rapproche les personnes. Lors du travail en petits groupes, je me suis sentie plus à l'aise, on a pu prendre la parole, s'exprimer avec des avis différents. » Son cap pour la suite ? « Personnellement, j'espère que je vais faire des efforts, trier plus, faire attention à ma consommation vestimentaire et alimentaire… »

Portrait de citoyen : Vincent O.

Je crois en l'humain.

Portrait de citoyen : Vincent O.
Portrait de citoyen : Vincent O. : © LocalFocus
Vincent O., 50 ans, tiré au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat de la métropole grenobloise

Tiré au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat, Vincent Ohoupé a répondu à l'invitation pour deux raisons : la première est qu'il estime avoir son mot à dire sur le climat en tant que citoyen, la seconde est qu'il croit en l'humain. Chef d'équipe sécurité incendie en milieu hospitalier, il s'engage à bras-le-corps dans la Convention, malgré son planning de travail atypique qui peut déborder sur les week-ends. « Au début, j'avais toutes les raisons de ne pas y croire. Mais quand plusieurs personnes, ensemble, croient à un objectif, on y arrive », estime-t-il. Son propos se résume à un proverbe : « Que peut faire un chien dans une bataille où un lion est sorti blessé ? »

Faire tache d’huile

Le parallèle est tout trouvé : « Nous qui sommes de petits citoyens, que peut-on faire avec le climat quand des nations entières ont échoué à l'échelle mondiale ? » Avec une amertume tranquille, il déplore : « Les tentatives mondiales en faveur du climat sont biaisées avec le monde financier : comment comprendre que des lobbys entiers remplacent les semences naturelles par des produits  "surnaturels " pour des raisons économiques ? » Alors, pour Vincent, mettre l'humain au cœur du processus est source d'espoir. « Je crois en l'humain et au processus cellulaire : s'il est difficile de changer une masse de personnes, je pense qu'on peut changer individuellement et à notre échelle familiale. Prenons les humains individuellement : nous sommes plus de cent dans la Convention, cela peut faire tache d'huile… Il faut y croire, sinon, ça ne sert à rien d'être là », ajoute-t-il. 

À visionner ici : l'interview de Vincent O.

PORTRAIT DE CITOYENNE : Dominique L.

Il nous faudra être réalistes.

© LocalFocus
Dominique L., 58 ans, tirée au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat de la métropole grenobloise

Plus de vingt années passées chez Air Liquide lui ont donné de solides connaissances dans le domaine des nouvelles énergies. Mais outre cette expérience professionnelle, Dominique Lecocq, cadre dans le secteur de la communication, reconnaît volontiers un intérêt personnel pour les questions climatiques : « Ce sont des sujets particulièrement préoccupants qui m’interpellent depuis déjà quelques années. Je suis très contente d’avoir été tirée au sort pour participer à la Convention citoyenne de la Métropole ! »

Avoir une bonne compréhension des enjeux

Pour elle, c’est avant tout un moyen de contribuer à titre personnel à l’effort collectif que l’enjeu climatique nous impose. « C’est un sujet de long terme, mais plus le temps passe, plus il va être difficile de trouver de bonnes solutions ». Elle reconnaît d’ailleurs « qu’il n’y a pas de solutions miracles. On voudrait tous résoudre ce problème rapidement, mais il nous faudra proposer des actions réalistes et rester dans le cadre de ce qui a été défini par la Métropole et des compétences qu’elle détient pour intervenir dans ce domaine ».
Dominique a beaucoup apprécié le premier week-end de travail de la Convention, les 5 et 6 mars. Elle a senti à travers les différentes interventions la volonté de mettre tout le monde au même niveau, pour que chacun ait une bonne compréhension des enjeux et puisse entrevoir les pistes d’action possibles. « Nous venons d’univers très différents et j’ai trouvé que les participants étaient tous motivés. J’ai envie d’être optimiste. Je serais très déçue si les résultats de nos travaux ne devaient pas être pris en compte, j’aurais alors le sentiment d’avoir perdu mon temps… »

PORTRAIT DE CITOYEN : AYMERIC B.

Il y avait beaucoup de questions.

Aymeric B., 27 ans, citoyen tiré au sort pour particper à la Convention citoyenne pour le climat de la Métropole grenobloise
Aymeric B., 27 ans, citoyen tiré au sort pour particper à la Convention citoyenne pour le climat de la Métropole grenobloise : © LocalFocus
Aymeric B., 27 ans, citoyen tiré au sort pour particper à la Convention citoyenne pour le climat de la métropole grenobloise

Jeune diplômé d’un master en développement rural, Aymeric Bosneagu a déjà eu le temps de voir les impacts du réchauffement climatique. Dans le secteur agricole, où il travaille depuis 2019, il y est confronté régulièrement : « C’est le cas pour les productions pérennes, comme l’arboriculture, où les exploitants doivent faire des choix 20 à 30 ans en amont. L’adaptation au changement climatique est une réalité quotidienne. »


Une mise à niveau nécessaire


S’estimant chanceux d’avoir été tiré au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat de la Métropole, Aymeric y voit l’opportunité de s’engager personnellement pour la cause climatique. Un acte de citoyenneté que de nombreux déménagements ne lui avaient pas permis de réaliser auparavant. Le premier temps d’échanges de la Convention, les 5 et 6 mars, a donc été un moment important. « Ce week-end m’a permis de revoir des choses que je pensais acquises, mais qui ne l’étaient pas tant que ça… Cette mise à niveau était nécessaire pour que toutes les personnes présentes partagent les mêmes connaissances. » Il a en effet senti que le climat n’était pas forcément une préoccupation pour tout le monde. Certains étaient là par curiosité, se demandaient à quoi cette Convention allait servir ou avaient peur de perdre leur temps, peut-être parce qu’ils n’avaient pas l’habitude de ce type d’exercice. « Il y avait beaucoup de questions ! Cette diversité dans le public est intéressante, car nous aurons des propositions qui correspondront à la diversité des habitants de l’agglomération. Elles seront acceptées plus facilement. »

PORTRAIT DE CITOYEN : NICOLAS G.

Une étape importante.

Nicolas G., 51 ans, tiré au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat de la métropole grenobloise
Nicolas G., 51 ans, tiré au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat de la métropole grenobloise : LocalFocus
Nicolas G., 51 ans, tiré au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat de la métropole grenobloise

Parler du changement climatique, il sait faire. Son métier d’enseignant dans le primaire lui a déjà donné une certaine expérience pour sensibiliser de jeunes élèves à cet enjeu. Pour lui-même et ses enfants, Nicolas Gresse se dit préoccupé par cet avenir qui « risque d’être douloureux ». Après la première session de la Convention, essentiellement consacrée à des apports théoriques, il apprécie cette deuxième rencontre au mois de mai, où le travail en ateliers par petits groupes permet « d’échanger et de croiser les regards. C’est beaucoup plus vivant, on sent qu’on est dans le concret ! »

Tout est lié

L’objectif du week-end était d’imaginer, à partir de l’analyse des quatre scénarios élaborés par l’ADEME (1) pour lutter contre le changement climatique, un avenir bas carbone pour la métropole grenobloise. Impressionné par ce travail prospectif, sur lequel des experts ont planché pendant deux ans, Nicolas Gresse estime que, « pour les citoyens de la Convention, c’est une étape importante, car ces scénarios reposent sur une vision globale de la société et montrent que tout est lié ». Les options prises dans chaque scénario ont en effet des incidences sur tous les aspects de notre vie quotidienne : l’habitat, les déplacements, l’économie, la gouvernance, etc. Mais entre le scénario 1, « qui demande un effort très important de la part de la population », et le scénario 4, « qui n’impacte pas trop nos habitudes, mais qui est un pari sur l’avenir », aucun chemin ne se dégage avec évidence. « Il faudra sans doute recombiner entre elles des idées issues des différents scénarios ». Rendez-vous cet automne !

(1) Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

A visionner ici : l'interview de Nicolas G.

PORTRAIT DE CITOYENNE : Claude J.

J’espère qu’il en sortira quelque chose de bien !

Claude J., tirée au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat de la métropole grenobloise
Claude J., tirée au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat de la métropole grenobloise : LocalFocus
Claude J., tirée au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat de la métropole grenobloise

Ses nombreux voyages aux États-Unis ne lui ont pas seulement donné un accent parfait. Ils l’ont aussi peu à peu convaincue de la nécessité de « déconsommer ». Professeure d’anglais à la retraite, Claude Jandard a modifié son mode de vie depuis plusieurs années déjà. Moins de consumérisme, une forte préoccupation écologique enseignée dès son enfance, et un intérêt marqué pour les questions climatiques. « Je suis vraiment heureuse de participer à cette Convention citoyenne. Les conférences sont passionnantes, même si elles sont très scientifiques ».

Favoriser la prise de conscience

Elle reconnaît volontiers son étonnement sur l’importance accordée aux inégalités et aux questions sociales. « On a parlé du prix de la viande, que les gens ne peuvent pas payer. Mais, aujourd’hui, pour les végans ou les végétariens, le prix de la viande n’a plus autant d’importance ». Elle trouve que les citoyens de cette Convention sont particulièrement motivés et informés des enjeux climatiques. Les méthodes d’animation en ateliers, avec l’utilisation de Post-it, de photos, etc., favorisent les échanges et l’expression des participants, et donc la prise de conscience. Une pointe d’inquiétude se fait cependant sentir : « Que va faire la Métropole de toutes ces idées ? J’espère qu’il en sortira quelque chose de bien ! »

A visionner ici : l'interview de Claude J.

PORTRAIT DE CITOYENNE : MATHILDE N.

Nos futurs métiers seront liés au changement climatique.

Portrait de citoyenne : Mathilde N.
Portrait de citoyenne : Mathilde N. : LocalFocus
Mathilde N. "J’étais déjà sensibilisée à ces questions, j’avais tendance à opter pour des solutions de facilité."

« En tant qu’étudiante ingénieure, je sais que nos futurs métiers seront liés à l’enjeu du changement climatique. Je souhaite d’ailleurs travailler dans ce domaine. » Du haut de ses 21 ans, Mathilde a déjà un point de vue bien arrêté sur les enjeux écologiques et énergétiques. Pourtant, depuis qu’elle participe à la Convention citoyenne pour le climat, elle admet se poser des questions sur son comportement quotidien. « J’étais déjà sensibilisée à ces questions, mais j’avais tendance à opter pour des solutions de facilité. Je me disais que ce n’était pas si grave de laisser la lumière allumée dans une pièce vide… Aujourd’hui, c’est différent, je réalise l’impact que je peux avoir tous les jours sur les émissions de gaz à effet de serre. »

Une vision élargie des enjeux

Après trois sessions particulièrement intenses, elle constate aussi l’évolution dans les débats entre les participants de la Convention. Le troisième week-end a ainsi été marqué par l’apparition de désaccords entre les citoyens sur les leviers à mobiliser pour atteindre la neutralité carbone. Elle reconnaît cependant le chemin parcouru et se sent armée pour aborder les deux prochaines sessions, cet automne, qui seront consacrées à la mise au point d’un programme d’actions. « Nous avons tous un vécu différent. Cela nous donne une perception des enjeux climatiques qui va de notre vie quotidienne jusqu’à l’échelle de la métropole et au-delà. Je pense que cette vision élargie va nous permettre de bien cibler les problèmes et de trouver les meilleures solutions ».

A visionner ici : l'interview de Mathilde N. 

PORTRAIT DE CITOYEN : ANTOINE M.

« J’ai vraiment envie d’entrer dans le cœur du sujet ! »

Portrait d'Antoine M.
Portrait d'Antoine M. : LocalFocus
Antoine M., 31 ans, tiré au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat de la métropole grenobloise

Il se demandait justement comment participer localement à la lutte contre le changement climatique, lorsque le tirage au sort l’a désigné pour rejoindre la Convention citoyenne pour le climat ! Antoine Murat, jeune maraîcher en agriculture biologique, a saisi cette aubaine avec enthousiasme. Si les trois premières sessions ont surtout eu pour effet de renforcer ses convictions sur la nécessité d’agir sans tarder, il reconnaît volontiers avoir beaucoup appris sur le rôle déterminant que Grenoble-Alpes Métropole joue dans l’organisation du territoire : « Cela m’a permis d’avoir une vision plus juste de ce qu’il est possible de faire et des leviers à actionner, en tenant compte des priorités et des contraintes dont je n’avais pas forcément conscience. »

Se donner enfin les moyens d’agir

Ce travail d’information préalable, partagé avec l’ensemble des citoyens, a été complété lors de la troisième session par un speed meeting climatique, avec de nombreux acteurs privés et publics engagés dans la transition énergétique. « C’était un vrai plaisir de pouvoir échanger sur ces sujets avec des personnes qui ont autant d’expérience. Cela permet de dépasser le stade des discussions amicales sur un sujet qui reste complexe, et d’aller plus loin dans l’analyse et les idées à mettre en œuvre. » Antoine est d’ailleurs impatient d’aborder la suite. « Jusqu’à présent, nous avons "absorbé" beaucoup d’informations. J’ai vraiment envie d’entrer dans le cœur du sujet et de débattre des moyens que l’on va se donner pour faire cette transition ».

A visionner ici : l'interview d'Antoine M.